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Enquête clients: l'impact de la crise sur l'activité et la politique RH des entreprises

jeudi 8 avril 2010
Sur 80 entreprises ayant répondu au questionnaire 42% considèrent que leur niveau d’activité a été stable en 2009 par rapport à 2008. 37% d’entre elles estiment qu’il est en baisse et 21% en hausse.
A la question « comment l’activité de l’entreprise va-t-elle évoluer au cours des prochains mois ? », les répondants sont plutôt optimistes puisque même si une grande majorité d’entreprises mise sur une stabilité de l’activité dans les 3 prochains mois, on s’attend plus à une hausse (22% des interrogés) qu’à une baisse (14% des interrogés). Ceci est encore plus vrai à plus long terme : 32% des entreprises prévoient une hausse (28%), voire forte hausse (4%) de leur activité dans les 6 premiers  mois 2010 alors que 10% d’entre elles s’attendent à une baisse.
En terme de répercussion sur l’emploi, 80% des entreprises s’attendent à une stabilité des effectifs dans les 6 prochains mois, aussi bien en ce qui concerne les contrats en CDI ou en CDD. L’incertitude est de mise quant au travail temporaire : si la majorité des entreprises (60%) comptent sur une stabilités des effectifs en intérimaires, 20% d’entre elles voient à moyen terme aussi bien une hausse qu’une baisse du nombre de collaborateurs temporaires.

Dans la très grande majorité des cas, l’enquête a révélé que la crise a surtout  eu un impact sur la flexibilité interne et de gestion des coûts au sein des entreprises.
 
Si l’on considère les différents secteurs d’activités concernés par l’enquête, on constate que ce sont l’industrie et les domaine du transport et de la logistique qui ont été les plus touchés par la crise ; respectivement 60% et 45% des entreprises interrogées déclarent avoir connu une baisse d’activité. Le commerce de détail ainsi que le bâtiment semblent un peu moins affectés (33% et 25% des répondants de ces secteurs annoncent une baisse d’activité). Le nombre de questionnaires recueillis dans le secteur bancaire et financier est insuffisant pour en tirer des résultats représentatifs.
 
Dans l’industrie, les prévisions en terme d’activité à moyen terme sont très prudentes : on table sur une activité stable pour les mois à venir dans 60% des cas ; les 40% restants sont partagés entre des prévisions à la hausse et à la baisse (20% et 20%).
Le nombre de collaborateurs, quel que soit le type de contrat, est lui aussi estimé stable pour 70% des entreprises interrogées, voire à la baisse (20% des répondants).
 
Dans le secteur logistique/transport, on ressent plus d’optimisme. A 3 mois, la quasi-totalité des entreprises voient une activité stable mais à 6 mois ce taux passe de 90% à 57%. Parmi les 43% d’entreprises restantes, 28% prévoient une hausse, vire une forte hausse (15%) de leur activité. De la même façon, 86% des entreprises du secteur estiment que le nombre de collaborateurs sera stable dans les 3 prochains mois mais ce taux passe à 71% à horizon 6 mois. Le pourcentage restant s’attend à une hausse des effectifs.
 
Dans les secteurs du bâtiment et du commerce de détail, l’évolution de l’activité a semble t-il été variable : 1/3 des entreprises interrogées affirment avoir connu une baisse d’activité, pour un autre 1/3 l’activité a été stable et pour le dernier 1/3 en hausse. Elles sont néanmoins plutôt optimistes pour la période à venir. Même si la moitié des entreprises s’attend  à une stabilité de l’activité dans les 3 à 6 mois, la plus grande partie des entreprise restantes croit à une hausse du chiffre d’affaires.
 
Dans le bâtiment, en ce qui concerne l’évolution du nombre de collaborateurs, la tendance est clairement à la stabilité que ce soit pour les CDI ou les CDD (80% et 90% des réponses obtenues). Par contre, les sociétés ayant répondu à l’enquête prévoient une hausse du nombre d’intérimaires (22% d’ entre elles à 3 mois et 28% à 6 mois).
 
Dans le commerce de détail, les réponses à cette question sont similaires en ce qui concerne le personnel fixe (CDI). Les avis sont beaucoup plus partagés quant à l’évolution du nombre de contrats en CDD ; la proportion des entreprises qui tablent sur une hausse des CDD est beaucoup plus importante (22% contre 8% pour les CDI). Quant à l’intérim, on pense y faire appel à la même hauteur que précédemment, voire un peu moins.


Enquête réalisée d'octobre à décembre 2009
© Randstad Luxembourg