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Premiers résultats du Workmonitor Randstad au Luxemebourg: une main d'oeuvre très peu mobile

jeudi 8 avril 2010
Quel est l’état d’esprit de la main d’œuvre sur le marché du travail  luxembourgeois ? Les employés ont-ils le désir de changer d’emploi ? Ou son t-ils satisfaits du poste qu’ils occupent actuellement ? Pourquoi cherchent-ils un nouvel emploi ? Jusqu’à présent, peu d’études s’étaient penchées sur ces questions. Pour la première fois, Randstad Luxembourg dresse un état des lieux via le Workmonitor, une enquête « on-line » réalisée auprès d’un échantillon de personnes résidant et travaillant au Luxembourg.
405 personnes âgées de 18 à 65 ans et ayant une activité salariée de minimum 24 heures par semaine ont été interrogées.
 
Le Workmonitor Randstad est une étude qui a été initiée par Randstad aux Pays-Bas en 2003. Suite au succès rencontré, cette étude couvre désormais 23 pays à travers le monde : de l’Europe, en passant par l’Asie ou le continent américain. Elle  donne une tendance sur la mobilité de la main d’œuvre ainsi que sur la satisfaction des employés vis à vis de leur employeur. Elle éclaire également sur la perception et l’impact de la crise ainsi que sur les attentes vis à vis du futur.
Selon Jean-Pierre Mullenders, Directeur de Randstad Luxembourg, cette étude permettra d’améliorer la compréhension de l’état d’esprit et de l’attitude des employés à l’égard de leur employeur.
 
 
Des employés relativement confiants dans le fait de retrouver un nouvel emploi.
Malgré la crise économique, 71% des personnes interrogées pensent pouvoir retrouver un emploi différent et 47% un emploi comparable.
Cette confiance est plutôt plus élevée que ce que l’on peut observer dans les pays voisins (notamment la France et l’Allemagne). Le taux de confiance est d’autant plus élevé que le niveau d’éducation l’est également.
D’une manière générale, assez peu de personnes sont effrayées à l’idée de perdre leur travail (moins de 4%).
Par contre une très importante proportion de l’échantillon (83%) souhaite changer d’emploi. On observe la même tendance dans les pays limitrophes (Belgique, France et dans une moindre mesure en Allemagne).
 
Une mobilité très faible
Le Luxembourg enregistre l’index de mobilité le plus faible parmi les 23 pays étudiés, devant l’Italie et la Hongrie. L’Inde, le Mexique et la Chine, ont quant à eux les index de mobilité les plus élevés. Cet index révèle dans quelle mesure les personnes interrogées s’attendent à avoir un nouvel emploi dans les 6 mois.
En effet, malgré le fort désir de changement évoqué dans l’enquête, l’index de mobilité du Luxembourg est faible (79), même par rapport à celui des pays voisins (103 pour la France, 90 pour la Belgique et l’Allemagne).  
D’ailleurs, seuls 5,4% des personnes interrogées ont changé d’emploi dans les 6 derniers mois ; ce taux avoisine voire dépasse les 10% en Belgique, France et Allemagne.
60% de l’échantillon luxembourgeois a le même emploi depuis plus de 10 ans.
 
Une belle satisfaction vis à vis de l’employeur
78% des employés sont satisfaits voire très satisfaits (34%) de leur employeur. Ceci peut expliquer pourquoi l’index de mobilité est plutôt faible.
Le taux de satisfaction est en lien direct avec le niveau d’éducation mais paradoxalement, pas avec le niveau de salaire ; ceux qui sont les mieux payés sont les moins satisfaits…
On constate un taux de satisfaction très contrasté en fonction du statut de l’emploi ; ainsi, 1/3 des intérimaires se disent totalement insatisfaits de leur employeur. Cela tient sans aucun doute à la précarité de leur emploi.
 
Des travailleurs satisfaits de leur sort.
Plus de 2/3 des personnes interrogées ne sont pas réellement préoccupés par l’obtention d’une promotion.
De même, plus de la moitié de l’échantillon (56%) ne ressent pas le besoin de faire quelque chose de différent, en terme de contenu de job. Au sein des pays voisins, seule l’Allemagne a des résultats différents : 63% de l’échantillon ressent plus ou moins fortement le besoin de faire quelque chose de différent.
 
Une attitude positive en regard de la situation économique de l’employeur.
80% des employés sont convaincus que la situation économique de l’entreprise pour laquelle ils travaillent est bonne. Ils sont également très optimistes (62%) quant aux prévisions de développement de l’activité de leur employeur dans les mois à venir.
Ce ressenti positif est plus ou moins similaire en Belgique, France et Allemagne.
 
L’employabilité est une responsabilité partagée entre l’employeur et l’employé.
Selon les 2/3 des personnes interrogées, chaque employé est responsable de la gestion de sa propre carrière. Toutefois, 70% d’entre elles ont également d’importantes attentes vis à vis de leur employeur.
Dans le même ordre d’idée, la plupart des employés (67%) s’attendent à un soutien (formations, conseils) de la part de leur employeur s’ils devaient perdre leur emploi. Le rôle du gouvernement est considéré comme moins important ; 58% de l’échantillon pense que l’état doit intervenir.
© Randstad Luxembourg