comment gérer (les petites manies de) votre boss?

Un coupeur de cheveux en quatre, un tyrannique ou un véritable « patron copain »: il n’y a pas deux boss semblables. Et chacun a son style de leadership personnel. Alors que certains ne jurent que par le travail, d’autres s’intéressent davantage au facteur humain. L’un veut pouvoir tout contrôler, tandis que l’autre vous laissera beaucoup (voire trop) de liberté. Votre bien-être au travail est en grande partie déterminé par votre manière de gérer cette personnalité. De plus, grâce à une approche adéquate, vous pourrez montrer à votre boss la voie à suivre. Petit tour d’horizon de quelques profils caractéristiques et de la manière d’y faire face.


« mon boss place la barre très haut »

Votre patron a, bien entendu, tout à fait le droit d’attendre de vous que vous vous donniez à fond pour votre job. En revanche, s’il compte sur vous pour « terminer la présentation à la maison » sans même vous gratifier d’un merci le lendemain, il est temps de mettre le holà. Le mot d’ordre? Être clair et direct.

Nos conseils :

  • signalez-lui à temps que la pression devient trop forte et que les objectifs ou deadlines sont irréalistes.
  • montrez-vous reconnaissant s’il vous complimente pour votre travail. Vous augmenterez ainsi les chances que cela se reproduise.
  • ·ne prenez pas les blâmes personnellement: montrez à votre patron que vous apprenez de vos erreurs.

 

« mon boss n’a d’yeux que pour les résultats. Mon épanouissement personnel ne l’intéresse pas »

De nombreux patrons se focalisent énormément sur les objectifs fixés et les tâches afférentes. Pour eux, seul le résultat compte. C’est logique: une entreprise doit faire du chiffre. En revanche, savoir si vous vous sentez bien dans votre peau ou si vous avez le loisir de déployer vos talents, c’est une autre histoire. Besoin d’un coaching? Vous allez devoir vous débrouiller seul.

Nos conseils :

  • tournez l’expertise de votre patron à votre avantage: il se fera un plaisir de vous donner des conseils sur le fond.
  • rendez-vous bien préparé aux réunions, si vous arrivez avec toutes les informations qui l’intéressent, vous aurez davantage de temps pour aborder d’autres sujets qui vous tiennent à coeur.
  • misez sur les relations avec vos collègues et demandez-leur conseil en cas de problèmes personnels.

 

« mon boss n’a pas vraiment l’âme d’un leader et/ou a du mal à trancher »

À l’inverse des autoritaires pur jus, d’autres éprouvent des difficultés à imposer leur autorité. Ce qui les pousse généralement à se comporter plutôt en collègues joviaux, voire en amis. Super pour l’ambiance au boulot, mais moins pour les résultats... Envie d’encadrement ? Ce sera à vous de faire le premier pas.

Nos conseils :

  • un problème survient ? Réfléchissez déjà à d’éventuelles solutions et présentez-les à votre patron. Cela lui facilitera le choix.
  • ·n’hésitez pas à lui rappeler (plusieurs fois s’il le faut) les deadlines et les décisions en attente.
  • profitez des moments seul à seul pour demander un feed-back.

 

« mon patron est un obsédé du contrôle »

Erreurs et négligences ne font pas bonne impression sur les clients. Votre patron attend de vous une qualité irréprochable, et ça coule de source : sinon, c’est lui qui devra en découdre avec son propre manager. En revanche, s’il va jusqu’à scruter votre écran par-dessus votre épaule, vous avez affaire à un perfectionniste. Que faire ? Lui montrer qu’il peut avoir confiance en vos capacités.

Nos conseils :

  • ne vous relisez pas une fois, mais cinq. Votre patron ne pourra pas vous reprocher la moindre faute.
  • ce genre de patron entend avant tout bien faire les choses. Passez en revue les engagements pris et décrivez-lui l’approche envisagée au préalable. Vous éviterez les malentendus et les mauvaises surprises.
  • dites-lui si la pression est trop forte : il y a de grandes chances que votre patron intervienne de lui-même pour mener la barque à bon port.
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