malgré l'incertitude, les salariés se sentent soutenus émotionnellement par leur employeur.

Cette année, l'épidémie de coronavirus a fait payer un lourd tribut à la main-d'œuvre mondiale, des milliards de personnes étant soumises à des restrictions et les entreprises du monde entier étant contraintes d'adopter de nouvelles méthodes de travail.

Le travail à domicile est la nouvelle norme et la sécurité de l'emploi est devenue plus importante que jamais car de nombreux licenciements ont eu lieu et continuent d’avoir lieu.
Dans le même temps, les talents doivent apprendre à faire évoluer leurs compétences pour s’adapter à une économie qui se digitalise de plus en plus.

les salariés semblent s’être plutôt bien adaptés à la situation inédite que nous vivons

La deuxième édition de notre rapport semestriel Workmonitor 2020 a montré à la fois des signes encourageants mais également des craintes. Récoltées fin octobre dans 34 pays, les données que nous avons recueillies indiquent une certaine résilience de la plupart des répondants.

Au Luxembourg :
- une majorité d’employés (60%) déclare se sentir soutenue émotionnellement par leur employeur pendant la pandémie
- 78% estiment disposer des équipements et des technologies nécessaires pour s'adapter à la numérisation dans leur travail
- mais ils sont tout de même 35 % qui déclarent avoir du mal à acquérir les nouvelles compétences requises dans cette nouvelle ère numérique.

pour conserver leur emploi les salariés sont prêts à accepter un nouveau rôle au sein de leur entreprise

La généralisation de l’utilisation d’outils numériques suscite des inquiétudes chez les travailleurs quant à leur employabilité et la sécurité de l'emploi est une priorité pour beaucoup d'entre eux. Pour conserver leur emploi :
- 54% sont prêts à changer de fonction
- 17% ont accepté ou accepteraient  de travailler plus d'heures sans rémunération supplémentaire
- 16% seraient d’accord pour diminuer leur temps de travail.

Dans notre pays, les employés restent cependant très confiants dans le fait de pouvoir se repositionner. 90% d’entre eux estiment avoir les compétences nécessaires pour trouver un emploi dans une autre structure ou un autre secteur.

l’importance de la formation

Avec les nombreuses pertes d'emploi de cette année, le redéploiement des talents est devenu une priorité pour de nombreuses entreprises et gouvernements. Cela concerne à la fois les personnes qui ont été licenciées mais également celles qui sont restées en activité. Il est essentiel de les former et de les requalifier afin qu’ils conservent leur efficience et qu'ils soient employables à l'avenir.

Acquérir les compétences nécessaires pour assurer leur future employabilité est clairement un désir fort chez de nombreux travailleurs. Au Luxembourg 85% des travailleurs interrogés disent régulièrement mettre à jour leurs compétences pour cette raison. Deux tiers d’entre eux estiment que c’est une responsabilité partagée entre l’employeur et l’employé.
Par contre en cas de licenciement du à la pandémie, ils pensent que ce serait la responsabilité du gouvernement de former les personnes concernées.

la crainte d’un licenciement affecte beaucoup plus de personnes

En un an seulement, le pouvoir semble être passé des mains des travailleurs qui bénéficiaient d'un faible taux de chômage avant COVID-19, aux employeurs qui peuvent désormais choisir parmi un plus grand nombre de demandeurs d'emploi.  La crainte d’être licencié a fortement augmenté au cours des derniers mois ; elle concerne actuellement 15% des salariés interrogés (contre 9% en 2019). Cette inquiétude ne devrait pas disparaître de sitôt. Les nombreux problèmes qui perturbent le marché du travail subsisteront encore pendant des mois.

Malgré tout, certaines compétences dont les entreprises ont besoin sont toujours très demandées, certains profils sont encore rares. 40% des personnes interrogées pensent qu’après la crise du Covid-19, les entreprises auront des difficultés à trouver des talents.

de nouvelles méthodes de travail

Selon de données recueillies, les travailleurs du monde entier ont réussi à s'adapter aux nouvelles méthodes de travail. Il ressort clairement de l’étude qu’ils veulent passer du temps au bureau, sinon pour l'interaction sociale, du moins pour un espace de travail sans distractions.

Au Luxembourg, la solution nettement plébiscitée (par 44% des répondants) est une combinaison de télétravail et de présence au bureau. Seuls 5% des employés aimeraient uniquement travailler de chez eux.  En deuxième position vient la possibilité d’avoir des horaires de travail plus flexibles (24%) afin de mieux concilier la vie familiale et la vie professionnelle.

les employeurs sont considérés comme inclusifs au Luxembourg

Dans le contexte de crise actuel, la dimension sociale ne doit pas être oubliée. Le Workmonitor Randstad a également abordé le thème de l’inclusion au sein des entreprises. Cette recherche a montré que, dans leur grande majorité, les travailleurs luxembourgeois (74 %) estiment que leur entreprise offre un environnement favorable à l'inclusion. Comment est-ce mis en évidence ? Tout d’abord par le fait que des formations sont dispensées aux employés, puis de par la constitution d'une main-d'œuvre diversifiée et enfin car les managers disposent d’expériences et de « backgrounds » divers.

les mesures récurrentes du Workmonitor Randstad

Dans le contexte actuel, on s’aperçoit que logiquement, une part moins importante de personnes a changé d’emploi dans les 6 derniers mois (9,4%).
Par contre, le taux de satisfaction par rapport aux emplois actuels (72%) et le pourcentage de ceux qui recherchent de nouvelles opportunités sont restés relativement stables sur les dernières périodes étudiées. Il semble que même une pandémie n'ait pas fait bouger ces chiffres de manière significative.

 

à propos du Randstad Workmonitor

Le Randstad Workmonitor a été lancé en 2003 et couvre aujourd'hui 34 pays dans le monde entier (Europe, l'Asie Pacifique et l’Amérique). Le Randstad Workmonitor a été publié quatre fois par an jusqu'en 2019 et met en évidence les tendances locales et mondiales sur les marchés du travail. En 2020, des mesures semestrielles ont été effectuées.

L'enquête porte sur la mobilité et la satisfaction au travail et aborde également des thématiques d’actualité. L'étude a été menée en ligne en octobre 2020 auprès de salariés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au minimum 24 heures par semaine dans le cadre d’un emploi rémunéré. La taille minimale de l'échantillon est de 800 répondants par pays.

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