Parole d’expert :"L’impact de la technologie est bien plus important que vous ne pouvez l’imaginer"

Avec la démographie et la mondialisation, c'est l'une des trois méga tendances qui redéfinissent les marchés du travail. Cependant, les robots ne prendront pas la place des hommes et femmes, ni aujourd'hui, ni demain. L'élément humain demeurera la clé des ressources humaines. Notre avenir sera une combinaison intelligente de technologie et de contacts humains, et Randstad l’a bien compris. Notre monde connecté nous offre de nombreuses opportunités. L'exploitation des « big data », utilisant l'analyse des données personnelles pour optimiser les processus de recrutement en est encore à ses débuts – mais elle va rapidement se généraliser et nous y croyons. Un bon exemple est l'investissement de Randstad dans une société d'analyse de « big data » appelée Crunchr. Un autre est le développement au sein de Randstad Belgique de Ploy, une application en ligne qui met en relation des chercheurs d’emplois et des entreprises dans le secteur de l'hôtellerie-restauration ; une sorte de Booking.com pour le marché du travail !

 

En fait, la robotique est partout autour de nous aujourd'hui et l'intelligence artificielle continuera à se développer, menant à des modes de recrutement encore plus intelligents, plus transparents et plus efficaces. Cela entraînera l'apparition de nouveaux emplois et la disparition de certains autres. En effet, les emplois répétitifs disparaissent peu à peu. Non seulement les emplois peu qualifiés dans le domaine de la production, mais aussi, et de plus en plus, ceux qui nécessitent des compétences plus développées. On remarque par exemple que certaines fonctions dans les domaines comptable et juridique changent considérablement en raison de l'automatisation. Cependant, dans le monde du travail de demain, nous aurons toujours besoin de personnel peu qualifié pour des métiers qui ne peuvent pas être automatisés : la coiffure, les soins de personnes à domicile, la garde d’enfants, la conciergerie...  Du côté des profils à haute qualification, il y aura une demande continue et croissante pour toutes les disciplines scientifiques et techniques. Tous les futurs emplois exigeront une combinaison de compétences techniques et relationnelles/personnelles. La créativité, la pensée analytique et l’esprit critique sont trois compétences clés qui seront très demandées. Tout comme l'empathie, la capacité à être orienté service et à travailler dans et avec des équipes changeantes.

 

L'employé, le talent de demain, cherchera le défi et la stimulation, le respect et la reconnaissance. Alors que ses parents ont adapté leur vie à leur travail, la jeune génération de travailleurs sera à la recherche d'emplois et de tâches qui s'adaptent à sa vie. Elle changera également beaucoup plus d’emplois au cours de sa carrière. Le talent sera Roi à l'avenir. Et les talents de demain voudront trouver un bon équilibre entre leur travail et leur vie privée. En outre, ils auront à cœur d’avoir un impact sur leur environnement de travail et leur entreprise, d’être utiles, de faire un travail qui fait avancer les choses et seront à la recherche d'un développement continu de leurs compétences. Tout va-t-il changer ? Non. Pas tout. Ils resteront attachés à une rémunération d’un bon niveau, en phase avec le travail effectué. Rien de nouveau de ce côté -là ... La stabilité du revenu demeurera importante dans ce monde du travail en évolution.

A propos de l'auteur

Annemarie Muntz - Director Group Public Affairs

Annemarie Muntz a débuté sa carrière au sein de la Fédération Nationale néerlandaise de recrutement en 1986 et a rejoint Vedior en 1996. Elle occupe actuellement le poste de directrice « Public Affairs » au sein de Randstad Holding. Elle a présidé Eurociett (fédération européennes des agences de recrutement) depuis 2005 et, depuis 2014, est maintenant présidente élue de Ciett (confédération mondiale des agences de recrutement). Elle a présidé le fonds de pension néerlandais pour les travailleurs intérimaires (STIPP) de 1999 à 2011. Elle est membre du conseil d'administration de SNCU, la fondation bipartite qui veille à l'application de l'Accord collectif de travail pour les travailleurs intérimaires aux Pays-Bas. Et, depuis 2012, elle est membre du conseil d'administration de CSR Europe.

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