les salariés au Luxembourg sont satisfaits de leur situation et font confiance à leur employeur.

Selon la dernière étude Workmonitor de Randstad, il apparaît que plus des 2/3 des salariés du Luxembourg ont le sentiment d’exploiter pleinement leurs compétences dans leur travail et sont convaincus que leur employeur est engagé dans leur développement professionnel.
Par ailleurs 79% d’entre eux se sentent valorisés et appréciés dans leur fonction actuelle. Ils ont également pour la grande majorité (69%) le sentiment d’avoir une rémunération compétitive, à fonction similaire, par rapport aux autres entreprises.

Les employés exerçant au Luxembourg font davantage confiance en leur employeur que dans les autres pays étudiés. 57% d’entre eux pensent que s’ils perdaient leur emploi pour raison économique leur entreprise leur proposerait un outplacement pour les aider à se repositionner. Ils sont aussi 75% à dire que leur gouvernement les aide financièrement ou dans la recherche d’un nouvel emploi s’ils viennent à perdre le leur ; c’est nettement plus élevé que dans la plupart des autres pays.

automatisation et nouvelles technologies : une préoccupation bien présente.

De nombreux salariés voient la généralisation des nouvelles technologies et la numérisation croissante comme une menace. 71% des personnes interrogées pensent que leur employeur préfère recruter des jeunes (18/34 ans) car ils maîtrisent mieux les nouvelles technologies et 45% estiment que les formations reçues ne les préparent pas à acquérir les compétences dont ils auront besoin dans le futur. Par contre une grande majorité (64%) pense que si leur job devient inutile, leur employeur les aidera à trouver un nouveau poste au sein d l’entreprise. Ils sont d’ailleurs volontaires pour se former dans cette éventualité (77%).

un esprit d’entrepreunariat moins marqué au Luxembourg.

Gérer sa propre entreprise n’est pas un rêve pour les salariés luxembourgeois ; seuls 32% des répondants aimeraient le faire et à peine 15% songent à quitter leur emploi pour créer leur structure. Il s’agit du score le plus bas sur l’ensemble des pays étudiés (respectivement 55% et 32% en moyenne).
Ils n’ont pas non plus l’intention de se risquer à lancer leur propre affaire au cas où ils seraient amenés à changer de carrière (23%) bien que les ¾ d’entre eux constatent que leur gouvernement apporte un soutien actif aux startups.

index de mobilité.

L’index de mobilité du Luxembourg, qui représente le nombre de personnes qui s’attendent à changer d’emploi dans les 6 mois, reste faible et recule de 2 points par rapport à la période précédente.

changement d’emploi.

7% des salariés du Luxembourg déclarent avoir changé d’employeur dans les 6 derniers mois. Il s’agit d’une proportion très faible si on la compare à la moyenne des pays étudiés qui atteint 24%. Nous sommes très loin du taux de mobilité de nos voisins : 19% en France, 16% en Belgique et en Allemagne. Les recordmen sont l’Inde (55%) et Singapour (25%).

le Randstad Workmonitor.

L’étude Workmonitor de Randstad a été lancée aux Pays-Bas en 2003 et couvre à ce jour 34 pays (Europe, Amérique, Asie). Elle est réalisée quatre fois par an permettant ainsi d’avoir une visibilité et une compréhension aussi bien locale que globale sur les tendances du marché du travail et notamment sur la mobilité.
Cette première vague 2020 de l’étude a été réalisée fin mars 2020 sur un échantillon minimum de 400 personnes, âgées de 18 à 65 ans, travaillant au Luxembourg.

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